Les Bitchachios contre les Morts-Vivants

Le soleil était haut dans le ciel lorsque Christelle, Marion et Pauline décidèrent de partir en randonnée, une idée de Pauline qui voulait “prendre un peu d’air”. Mais cette randonnée, en pleine forêt, allait vite prendre une tournure qu’aucune des Bitchachios n’aurait pu imaginer. Alors qu’elles marchaient tranquillement, Christelle trébucha, comme d’habitude, mais cette fois-ci, sur une racine épaisse. En se relevant, un flash de lumière les enveloppa.

En un clin d’œil, le monde autour d’elles changea. Les arbres étaient morts, le ciel gris et lourd. Une odeur de pourriture flottait dans l’air. Christelle, Marion, et Pauline étaient désormais dans un monde qui ressemblait à celui de “The Walking Dead”.

“Bon sang… c’est quoi ce délire ?” s’exclama Pauline, les sourcils froncés, scrutant les environs.

“Je sais pas… mais je pense qu’on est dans un gros problème,” répondit Marion, la gorge nouée, en voyant au loin une silhouette titubante, sans doute un zombie.

“Attendez, attendez…” commença Christelle, toujours en panique lorsqu’elle ne comprenait pas. “C’est quoi ce bruit bizarre ?”

Le grognement guttural qu’elles entendaient toutes trois était bien réel. Un zombie s’approchait dangereusement, traînant son corps en décomposition.

“Ok, pas de panique… pas de panique… ON SE CASSE !” hurla Marion, déjà en train de courir à toute vitesse.

Christelle, bien évidemment, trébucha sur une pierre en tentant de suivre, hurlant de peur : “AAAAAAAAHHHHHH !”

Pauline, malgré sa frayeur, rebroussa chemin pour tirer Christelle par le bras. “Si tu continues à tomber, tu vas finir en amuse-gueule pour ces trucs !”

Les filles coururent jusqu’à une vieille cabane délabrée, se barricadant à l’intérieur. Haletantes, elles reprirent leur souffle en tentant de comprendre la situation.

“On est dans le monde de The Walking Dead, non ? C’est pas possible… Je n’ai pas signé pour ça !” Marion commençait à paniquer.

“Oui, c’est exactement ce que ça semble être,” confirma Pauline, toujours calme malgré tout. “On doit survivre, trouver des armes, et surtout… ne pas mourir.”

Christelle, en essayant de se relever, buta contre un vieux sac en toile. Elle l’ouvrit pour découvrir une hache rouillée et une batte de baseball ensanglantée. “Je crois qu’on va en avoir besoin, non ?”

“Donne-moi ça !” Marion s’empara de la batte avec un regard déterminé. Pauline, quant à elle, choisit la hache.

“Et moi je prends quoi ?” demanda Christelle en scrutant les environs.

“Ton courage, déjà,” répliqua Pauline, sarcastique.

Le premier zombie qui arriva devant la porte de la cabane fut accueilli par Marion. Avec une rapidité inattendue, elle éclata son crâne d’un coup sec de batte. Le bruit du crâne fracassé résonna dans la pièce. Du sang éclaboussa les murs et les vêtements de Christelle, qui hurla de dégoût.

“AAAAAAH c’est dégoûtant !” cria-t-elle en secouant ses mains.

“Ça, c’est juste le début,” marmonna Pauline, tout en essuyant des morceaux de cervelle de ses lunettes.

Mais les zombies ne s’arrêtaient pas. Ils continuaient à affluer. Les filles comprirent rapidement qu’elles ne pouvaient pas rester enfermées ici indéfiniment.

Elles décidèrent de fuir vers une ville proche qu’elles apercevaient au loin. En chemin, elles rencontrèrent des hordes de zombies qu’elles éliminèrent tant bien que mal. Christelle, maladroite comme à son habitude, manqua de se faire attraper à plusieurs reprises, mais chaque fois, Marion ou Pauline intervenaient à temps.

C’est alors qu’elles tombèrent nez à nez avec un immense zombie, beaucoup plus grand et plus imposant que les autres.

“Oh, super… maintenant, il y a des versions XL ?” s’exclama Pauline.

Marion se prépara à le frapper avec sa batte, mais avant qu’elle ne puisse agir, le géant lança un grognement terrifiant et se précipita vers elles.

“COUREZ !” hurla Pauline.

Dans leur fuite effrénée, Christelle trébucha, encore. Cette fois, elle s’effondra sur une vieille porte métallique cachée sous des feuilles mortes. Quand elle l’ouvrit, les trois filles découvrirent un tunnel souterrain.

“Vous croyez que c’est plus sûr là-dessous ?” demanda Marion, essoufflée.

“Plus sûr qu’ici avec l’énorme tas de viande mort en liberté, c’est sûr !” répliqua Pauline en sautant dans le tunnel.

Le tunnel les mena à une vieille usine abandonnée. À l’intérieur, elles découvrirent un laboratoire. Des fioles brisées, des documents éparpillés et une étrange machine qui semblait hors service. Pauline, curieuse, examina l’un des papiers.

“Apparemment, cette machine pouvait ramener les morts à la vie… ou renvoyer les vivants chez eux,” expliqua-t-elle en ajustant ses lunettes.

“Donc, tu es en train de dire que cette machine pourrait nous ramener dans notre monde ?” Marion était à la fois excitée et nerveuse.

“Oui, mais…” Pauline tapota la machine. “Elle semble être hors d’usage.”

Christelle, en arrière-plan, s’était accroupie pour dessiner des petits cœurs sur un morceau de papier trouvé au sol. En se relevant, elle se cogna violemment contre la machine, qui s’alluma brusquement.

“J’ai fait quelque chose ?” demanda-t-elle, confuse.

“Tu l’as RÉPARÉE ?” Pauline n’en revenait pas.

Un portail lumineux s’ouvrit devant elles.

“Ok, on y va avant que d’autres zombies n’arrivent,” Marion pressa ses amies, sans réfléchir davantage.

En un instant, les trois filles traversèrent le portail et se retrouvèrent dans la forêt où elles avaient commencé leur randonnée. Tout semblait redevenu normal. Pas de zombies, pas d’usine glauque, juste le chant des oiseaux et la nature autour d’elles.

“Wow… c’était vraiment… quoi, un rêve ?” Christelle se gratta la tête.

“Je ne crois pas, vu l’état de nos vêtements,” répondit Pauline, regardant les taches de sang et de boue sur leurs habits.

Marion, épuisée, s’assit sur un rocher. “Bon, je crois que le camping, c’est plus pour moi… Mais je vous avais dit qu’on survivrait. Les Bitchachios, invincibles !”

Pauline éclata de rire. “Invincibles, peut-être, mais surtout très chanceuses.”

Christelle, souriante, ajouta : “On peut dire qu’on a littéralement déchiré dans ce monde apocalyptique !”

Et, alors qu’elles se remettaient de leurs émotions, le seul plan qu’elles firent pour leur prochaine aventure fut de s’arrêter dans un café pour une gaufre. Rien de tel pour célébrer leur retour à la réalité.

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